De Johanna Lesrel
ISBN : 9782322615544
330 pages
(Service Presse Non Rémunéré) – Merci à l’auteure pour sa confiance

Résumé
Georgia (Gi) traverse une période sombre : elle est perdue, triste, épuisée par la vie. C’est dans cet état qu’elle rencontre Sasha, décrite comme une “déesse céleste”, figure à la fois fascinante et déroutante, qui lui fait découvrir un “autre monde”. Mais quand tout semble enfin s’éclairer, Gi sent que Sasha cache quelque chose. Le passé de Georgia remonte alors à la surface, et la jeune femme doit affronter autant ses souvenirs que sa propre dérive intérieure.
Ce que promet clairement le pitch : une romance intense, traversée par des thématiques de santé mentale, et une dynamique où l’amour ne “sauve” pas magiquement : il révèle, bouscule, met à nu.
Attention: Ce livre est destiné à un public majeur et averti. Il est question de santé mentale, troubles borderline, violences sexistes ou sexuelles, relations toxiques et abusives, auto-mutilation, clinique psychiatrique.
Mon avis
« Les tournesols fanent aussi… » est une romance qui ne cherche clairement pas la facilité. Dès les premières pages, on sent que l’autrice veut nous plonger dans quelque chose de viscéral, presque douloureux, où l’amour n’est pas un refuge confortable mais un déclencheur.
La relation entre Georgia et Sasha semble pensée comme un miroir : elle éclaire autant qu’elle fragilise. L’arrivée de Sasha ne guérit pas miraculeusement Georgia. Au contraire, la relation agit comme un catalyseur qui force Gi à regarder ses propres monstres en face. On explore la dynamique complexe du trouble borderline, où l’intensité de l’attachement peut devenir aussi vital qu’étouffant.
J’ai particulièrement apprécié cette volonté de montrer une héroïne imparfaite, traversée par ses failles, ses peurs et ses zones d’ombre. La dimension psychologique annoncée donne à l’ensemble une intensité qui dépasse la simple histoire d’amour.
Ce que je retiens surtout, c’est cette promesse d’une romance à fleur de peau, qui ose aborder la santé mentale et les traumatismes sans détour. Ce type de récit demande de la justesse et de la sensibilité, et c’est précisément ce qui fait toute la force du roman. Ce n’est pas une lecture “douce”, mais elle semble pensée pour toucher, bousculer et laisser une trace.
Ce n’est pas un livre que l’on survole, c’est un livre que l’on subit un peu, au sens noble du terme : il nous imprègne de sa noirceur pour mieux nous faire ressentir les éclats de lumière.
Un point de vigilance toutefois, ce roman demande une certaine stabilité émotionnelle pour être abordé.
Ce que j’ai aimé
Le résumé annonce explicitement la présence de sujets difficiles (violences, abus, santé mentale) et précise que c’est pour un public majeur et averti. C’est une démarche responsable, et ça place la lecture dans un cadre de consentement éclairé.
Ce que j’ai particulièrement aimé dans « Les tournesols fanent aussi… », c’est l’intensité émotionnelle qui se dégage de la relation entre Georgia et Sasha. On sent une vraie volonté de creuser la psychologie des personnages, de montrer leurs fragilités sans les lisser. J’ai apprécié que l’autrice prenne le risque d’aborder des thématiques fortes, la santé mentale, le poids du passé, les blessures invisibles, tout en les intégrant au cœur de la romance, plutôt que de les laisser en toile de fond.
J’ai aussi aimé la symbolique du tournesol, cette fleur tournée vers la lumière mais qui peut, elle aussi, faner. Cette métaphore donne une profondeur intéressante au récit et renforce l’idée que l’amour ne suffit pas toujours à tout réparer.
En résumé
Un premier tome qui ne fait pas de cadeaux, mais qui offre une réflexion poignante sur la survie émotionnelle. Johanna Lesrel nous rappelle que pour voir les étoiles, il faut parfois accepter de tomber dans le noir. Vivement le Tome 2 !

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