De Christophe Tabard

ISBN : 9791023415384
21 pages

Service Presse Numérique

Merci à l’auteur, Christophe Tabard pour se confiance

Résumé

« Qu’on l’appelle hasard ou destin, les bifurcations de l’existence relèvent souvent du mystère… »

Dans « Le Chat de Schrödinger », Christophe Tabard explore ce moment précis où la vie vacille. Tout semble tracé, figé, presque immuable, jusqu’à ce qu’un événement vienne fissurer l’illusion d’équilibre.

Sonia, 55 ans, a consacré sa vie à son mari et à ses enfants. Lorsque survient une annonce médicale inquiétante, ce n’est pas seulement la maladie qui s’invite : c’est toute la mécanique familiale qui se dérègle. Face aux réactions de ses proches, quelque chose se brise.

La nouvelle nous entraîne alors dans une nuit suspendue, un instant de bascule où tout devient possible : chute ou renaissance, fin ou recommencement.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle pour son intensité et sa lucidité. En peu de pages, Christophe Tabard réussit à installer un climat lourd, presque étouffant, puis à faire monter une tension psychologique très maîtrisée.

Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la manière dont l’auteur traite l’invisible : l’effacement progressif, la solitude au sein même du foyer, les non-dits qui pèsent plus lourd que les mots. Ce n’est pas une histoire spectaculaire, c’est justement ce qui la rend forte. Elle parle de choses ordinaires, mais qui, accumulées, deviennent explosives.

Et surtout, le texte interroge : à quel moment cesse-t-on d’exister pour les autres ? Et que reste-t-il de nous quand notre rôle semble terminé ?

Ce que j’ai aimé


Le titre, qui n’est pas qu’une référence scientifique élégante. Il incarne parfaitement l’état de Sonia : dans un entre-deux vertigineux. Tant qu’aucune vérité n’est pleinement révélée, tout coexiste. La vie. La mort. La peur. La possibilité

Sans jamais tomber dans la démonstration lourde, la nouvelle questionne la place des femmes après 50 ans, le sacrifice maternel, la dynamique familiale toxique parfois banalisée. C’est fin, mais incisif

J’ai aimé la progression. On commence dans une mélancolie presque morne, puis la tension s’installe, monte, devient palpable. La bascule arrive sans prévenir, mais elle est parfaitement préparée.

Enfin, j’ai aimé la fin qui laisse une empreinte forte. Ce n’est pas tant l’événement en lui-même qui compte, mais la prise de conscience qu’il provoque.

« Le chat de Schrödinger » est une nouvelle noire, incisive, psychologique. Elle se lit vite, mais laisse une empreinte durable.

C’est un texte sur la colère des femmes invisibles. Sur la solitude dans le couple. Sur cette zone trouble où l’on peut basculer d’un côté ou de l’autre.

J’ai aimé cette lecture pour sa tension, sa lucidité et son audace. Et surtout pour cette question qu’elle laisse en suspens : à quel moment décide-t-on de vivre vraiment ?

En conclusion

« Le Chat de Schrödinger » est une nouvelle courte, noire et percutante, qui explore les zones grises de l’existence : celles où l’on croit être arrivé au fond de l’abîme, avant de découvrir qu’il reste peut-être un autre chemin.

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