De Julia Armfield

ISBN : 9782413088653
320 pages

Résumé

Dans Cérémonie d’orage, Julia Armfield imagine un Londres proche de l’engloutissement, où la pluie tombe sans discontinuer et où la vie s’organise désormais en hauteur, au sommet des immeubles.
C’est dans ce décor anxiogène que trois sœurs, Isla, Irène et Agnès, sont contraintes de se retrouver après la mort de leur père, un architecte aussi brillant que destructeur.

Ce huis clos fait remonter à la surface une histoire familiale lourde, marquée par la domination, les silences et les blessures jamais refermées. Le roman avance en alternant les points de vue des trois sœurs, chacune portant son regard, ses rancœurs et ses failles.

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot : je n’ai pas aimé cette lecture.
Ou plutôt, je n’ai jamais réussi à entrer dedans.

Ce que j’ai aimé malgré tout :

L’ambiance : on ne peut pas nier le talent de Julia Armfield pour installer un malaise. On ressent la pluie, l’humidité, l’oppression. C’est lourd, collant, presque étouffant, et c’est clairement voulu.

Ce qui m’a complètement sortie du livre et pourquoi je n’ai pas accroché :

La lenteur : j’ai trouvé le rythme éprouvant. J’ai souvent eu l’impression de lire des pages et des pages sans avancer, sans enjeu clair.

Ensuite, les personnages : je suis restée totalement à distance des trois sœurs. Leur mal-être constant, leurs dialogues parfois maladroits, leurs obsessions répétées (y compris sexuelles) m’ont plus agacée que touchée.

La dystopie en arrière-plan : ce monde qui se noie est fascinant, mais trop souvent relégué au décor. J’aurais aimé qu’il soit un véritable moteur du récit, pas seulement une toile de fond.

J’ai eu le sentiment de lire un roman qui hésite constamment, qui veut dire beaucoup de choses mais sans jamais les incarner pleinement.
La souffrance des personnages m’a semblé observée à distance, presque disséquée, sans que je puisse la ressentir.

Je me suis souvent sentie spectatrice, comme si je regardais tout ça derrière une vitre, froide, lisse, infranchissable. Et cette sensation ne m’a jamais quittée, même dans les dernières pages.

La plume est élégante et poétique, mais parfois trop abstraite, ce qui a fini par nuire à mon immersion. À force de métaphores et de non-dits, je me suis sentie plus spectatrice qu’impliquée.

En résumé :

Cérémonie d’orage est un roman ambitieux, sombre, très atmosphérique, qui parlera sans doute à beaucoup de lecteurs.
De mon côté, malgré un cadre prometteur, je suis restée à l’écart, sans empathie, sans véritable envie de poursuivre.

Si vous aimez les récits lents, introspectifs, très symboliques, ce livre peut vous toucher.
Si, comme moi, vous avez besoin d’un minimum de rythme et d’attachement aux personnages, cette lecture risque d’être longue

Comme toujours, ce ressenti est strictement personnel. Cérémonie d’orage a rencontré son public, je n’en fais simplement pas partie.

Un mot à partager ?

Bienvenue sur  » Parfum_de_lecture « , où chaque critique est une invitation au voyage. Découvrez des chroniques littéraires partagées avec passion et laissez-vous guider vers de nouvelles aventures.

Explorez, rêvez, lisez.

Je suis ravie de partager mon amour des livres avec vous.