De Laurence Kleinberger
EAN : 9782930582535
226 pages
(Service Presse)

Résumé
Franckie Apfelstrudel se réveille un matin dans un état pour le moins confus : la tête dans le coltar, les yeux rivés sur un cadavre. Ou peut-être deux. Elle ne sait plus où elle est, ni à qui appartiennent ces corps, enfin appartenaient. Est-ce Gérard ? Marie-Edwige ? Elle n’en sait rien, tout lui semble flou.
Ce qui suit est un véritable road-movie déjanté façon polar : décès en chaîne, rebondissements absurdes, rencontres improbables, nuits agitées, argent sale, mystères, et une héroïne aux prises avec une réalité impossible à démêler.
Entre quiproquos, humour noir et situations rocambolesques, Franckie tente de comprendre : est-elle coupable ? Est-elle l’innocente otage d’un engrenage fatal ? Ou n’est-elle qu’un funambule sur le fil entre le réel et le délire ?
Mon avis
Dès les premières pages, « J’ai pas tué Gérard, enfin je crois… » m’a embarquée dans un univers à la fois absurde, cruel, parfois sordide, mais toujours extrêmement drôle et décomplexé.
Laurence Kleinberger ne cherche pas la finesse à tout prix , elle assume un ton volontairement un peu trash, cru, direct, avec des images parfois choquantes, mais toujours équilibrées par un humour féroce et un sens du burlesque maîtrisé.
Ce roman ne se prend jamais trop au sérieux, et c’est justement toute sa force. On y trouve un mélange de polar, de comédie noire, de fantasque, de folie douce, et une héroïne touchante malgré (ou grâce à) ses failles, ses doutes, son malaise face à l’horreur de la situation dans laquelle elle se réveille.
Le rythme est soutenu, les rebondissements s’enchaînent, les dialogues claquent, les scènes sont visuelles et brutales, mais on rit. On rit malgré tout. On rit parce que l’absurdité dépasse tout. On rit parce que parfois c’est la seule façon de respirer dans un chaos total.
C’est un livre à la limite du “thriller trash/comique”, un ovni littéraire qui ose mêler le sordide et le loufoque, sans compromis. Si vous n’avez pas peur du cynisme, de l’humour noir et des excès, mais que vous aimez aussi quand ça déménage, ce roman pourrait bien vous surprendre.
Ce que j’ai aimé
L’humour noir et décalé : un ton brutal, cru, mais qui provoque le rire et l’absurde, l’originalité du parti pris : ce n’est ni un polar classique, ni une comédie gentille mais un mélange audacieux et assumé, qui secoue les codes.
J’ai aimé aussi le rythme effréné : on ne s’ennuie jamais, on a pas le temsp, tout va vite, l’action et les rebondissements s’enchaînent.
L’héroïne imparfaite, vraie, attachante : Franckie n’est pas une héroïne lissemais plutôt maladroite, vulnérable, parfois dépassée, mais toujours humaine.
En bref
« J’ai pas tué Gérard, enfin je crois… » est un roman brut, cru, drôle et sombre à la fois, un cocktail explosif entre polar, comédie noire et road-movie déjanté. Ce n’est pas une lecture pour tout le monde, mais si vous aimez les récits qui repoussent les limites, qui bousculent les conventions et qui osent mêler l’horreur à l’humour, c’est un pari réussi.
Ce n’est clairement pas pour tout le monde. Ceux qui fuient la violence, le trash, l’humour grinçant, mieux vaut passer son chemin. Mais si vous êtes curieux (se), amateur· (rice)de récits extrêmes, décapants, qui cassent les codes alors ce roman vaut le détour.

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