Rodger HOOD

EAN : 9782386275166

212 Pages

(Service Presse)

Résumé

Je t’aime, Bwana est le récit bouleversant de Ramsès, un jeune étudiant africain passionné de lettres classiques, dont la vie bascule lorsqu’il obtient une bourse pour la Sorbonne à Paris. Panafricaniste convaincu, il arrive en France avec des préjugés tenaces : pour lui, l’Occident incarne la décadence, le pillage des ressources africaines et une hypocrisie coloniale jamais assumée. Son séjour parisien n’est qu’une parenthèse, il compte rentrer au pays après sa thèse, retrouver sa fiancée Fanta et l’avenir qu’il a toujours imaginé.

Après trois ans en France, Ramsès apprend qu’ il va devenir père. Cette paternité inattendue devient le point de départ d’une remise en question profonde. Désormais, il doit affronter ses contradictions : son amour pour l’Afrique, un continent qu’il chérit malgré ses blessures, ses injustices politiques et ses traditions parfois étouffantes, son rapport ambigu à la France, ce pays qu’il juge froid et arrogant, mais qui lui offre aussi des opportunités inespérées, et sa peur de ne pas être à la hauteur, de devoir assumer une responsabilité qu’il n’a pas choisie.

Pour transmettre son histoire à l’enfant qu’il n’a pas encore rencontré, Ramsès décide d’écrire un journal intime. Ces pages, adressées à son futur fils, deviennent le miroir de ses doutes, de ses colères, mais aussi de son amour inconditionnel. À travers ce récit fragmenté, on découvre un homme tiraillé entre deux cultures, deux visions du monde, deux amours : celui de sa terre natale et celui de cet enfant qui grandit loin de lui.

Rodger Hood signe ici un roman à la fois politique et intime, où se mêlent la quête identitaire, la déconstruction des préjugés et une réflexion universelle sur ce que signifie « être père ». Un texte qui interroge nos propres certitudes : jusqu’où irions-nous pour nos convictions ? Et que sommes-nous prêts à sacrifier quand la vie nous force à choisir ?

Mon avis

Dans ce roman, l’auteur déploie une sincérité rare, sans fard ni romantisme excessif, pour raconter l’histoire d’un homme en équilibre instable entre deux mondes. Ce qui frappe dès les premières pages, c’est l’honnêteté brute du récit : Ramsès ne cherche pas à plaire, à édulcorer ses sentiments ou à justifier ses contradictions. Il écrit comme il vit , comme il ressent les choses, avec ses colères, ses doutes, ses espoirs et ses failles.

La narration est intime et bouleversante, j’aime le choix du journal intime adressé à son futur enfant. On a l’impression de lire une confession où Ramsès se livre sans filtre.

L’auteur joue avec les registres : tantôt tendre, tantôt violent, toujours authentique. On sent qu’il écrit avec le cœur, même quand les mots sont durs.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est la manière dont il aborde la paternité et la transmission. Ramsès n’est pas encore père, mais il sait que l’enfant arrive. Il écrit donc son histoire comme un journal intime à l’intention de cet enfant à naître, pour qu’un jour il puisse comprendre d’où il vient et ce que son père a ressenti.
Il lui parle avec sincérité, parfois avec inquiétude, parfois avec espoir. On découvre un homme qui veut transmettre sa vérité, ses valeurs et ses erreurs, pour que cet enfant puisse grandir en connaissant son histoire et en sachant d’où il vient. Cette démarche rend le récit très touchant.

J’ai aussi été touchée par le style direct et simple de l’auteur. Il écrit sans fioritures, avec des mots bruts mais profondément justes. On sent l’émotion dans chaque phrase, que ce soit la colère, la tendresse ou la peur de l’inconnu. Son écriture ressemble à une conversation à cœur ouvert : il ne cherche pas à embellir, il dit simplement ce qu’il ressent. Cette honnêteté donne beaucoup de force au texte.

L’écriture de Rodger Hood est d’une justesse implacable. Pas de fioritures, pas de métaphores alambiquées.

Le rythme alterne entre moments de colère, de tendresse et de mélancolie.

J’ai trouvé parfois un peu trop de longueurs dans les descriptions :

Par moments, le récit s’attarde un peu trop sur des détails, ces passages ralentissent le rythme, mais ils participent aussi à la profondeur du livre : Ramsès veut tout dire, tout transmettre.

En bref

Je t’aime Bwana est un roman intime, écrit comme une lettre ouverte à un enfant qui n’est pas encore né.

À travers cette voix sincère, Ramsès raconte son arrivée en France, ses peurs, ses colères, ses rêves et ses contradictions.

Le livre aborde la paternité, l’exil et l’identité avec une honnêteté désarmante.
La plume est directe, vraie, parfois douloureuse, parfois tendre.

Malgré quelques longueurs, le récit reste profondément humain et touchant.

2 réponses à « Je t’aime Bwana »

  1. Avatar de Jules Roger NLEND
    Jules Roger NLEND

    Bonjour
    L’auteur du roman qui fait l’objet de cette belle critique, puisque je suis Rodger Hood, vous remercie pour cette critique objective.
    Vous avez parfaitement compris ma démarche. Tout ce qui est écrit dans cet ouvrage est réellement arrivé (en partie à moi-même).
    Merci encore

    Rodger Hood

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    1. Avatar de Ghislaine Devaux

      Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre message.
      Je suis vraiment heureuse d’avoir pu respecter l’esprit de votre ouvrage et à la sincérité de votre texte.
      Merci pour votre confiance et pour ce partage si authentique.

      Bien à vous,

      J’aime

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