De Karine Vella
EAN : 9798306425078
254 pages
(Service Presse Papier)

Résumé
Osez lever les voiles du passé est un témoignage bouleversant où Karine Vella raconte son parcours de vie marqué par la violence, les traumatismes et la résilience.
À travers des mots crus et sincères, elle nous plonge dans ses relations toxiques, et son combat pour se reconstruire après des années de souffrance.
Dès les premières pages, Karine nous confronte à l’aggression qui a failli lui coûter la vie en 2015, un événement déclencheur qui l’a poussée à écrire ce livre pour briser le silence. Elle revient sur son enfance dans une famille dysfonctionnelle, son adolescence rebelle, et ses relations amoureuses destructrices, notamment avec Richard, un homme manipulateur et violent.
Malgré les épreuves (violences, IVG forcé, isolement, séquestration), Karine trouve la force de se battre pour ses enfants et de transformer sa douleur en force.
Un récit puissant, entre désespoir et espoir, qui montre comment la parole et l’écriture peuvent libérer.
Mon avis
Je viens de refermer Osez lever les voiles du passé avec le cœur lourd et l’esprit en ébullition.
Ce livre m’a profondément touchée, non seulement par son sujet difficile (la violence conjugale, les traumatismes familiaux), mais aussi par la force et la vulnérabilité de Karine Vella. Son style direct et sans filtre rend son témoignage d’autant plus percutant : on sent qu’elle ne cherche pas à adoucir la réalité, mais à la partager pour aider d’autres personnes à comprendre et à se libérer.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est la justesse avec laquelle elle décrit les mécanismes de l’emprise :
L’isolement progressif (comment Richard l’a coupée de sa famille et de ses amis), la manipulation psychologique (les menaces, les chantages affectifs, la jalousie maladive), la normalisation de la violence (comment elle a fini par accepter l’inacceptable), la résilience (son combat pour se reconstruire et protéger ses enfants).
J’ai reconnu des schémas que j’ai pu observer dans d’autres témoignages, mais avec une dimension intime et brute qui m’a glacé le sang. Karine ne se contente pas de raconter : elle analyse, décortique, et offre des clés pour comprendre comment on en arrive là et comment s’en sortir.
Attention : ce livre est dur à lire (scènes de violence, descriptions de souffrances physiques et morales). Karine Vella ne cherche pas à choquer, mais à éveiller les consciences.
Ce que j’ai aimé
Karine Vella a un courage rare : celui de regarder son histoire en face, de la mettre noir sur blanc, sans filtre, et de transformer sa douleur en force pour les autres. Je l’admire profondément pour cela. Elle ne cache rien : ni ses erreurs, ni ses doutes, ni ses colères.
Écrire un tel livre, c’est revivre ses blessures, c’est risquer le jugement, c’est s’exposer… mais c’est aussi briser le silence pour que d’autres puissent se reconnaître, comprendre, et peut-être s’en sortir.
On sent qu’elle écrit pour se libérer, mais aussi pour aider les autres à reconnaître les signes de la violence conjugale.
Une analyse fine des mécanismes de l’emprise : Elle explique comment un pervers narcissique agit (isolement, culpabilisation, cycles de violence puis réconciliation).
Un style direct et immersif : L’écriture est fluide, presque orale, comme si Karine nous parlait face à face.
Et au final, un message d’espoir car malgré tout, le livre se termine sur une note positive : Karine a survécu, elle se reconstruit, et elle aide les autres.

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