de Kerry Fisher
ISBN : 9782970196204
385 pages
(Service Presse Papier)

Résumé
La Femme silencieuse est un roman psychologique haletant qui plonge le lecteur dans les couches toxiques d’un mariage en apparence parfait, mais qui cache bien des secrets.
Lara semble avoir tout : un mari attentionné, un fils, un foyer idyllique. Mais derrière cette façade se dissimule une maison de mensonges.
Maggie, sa belle-sœur, découvre une boîte à bijoux dans le grenier qui remet en question tout ce qu’elle croyait savoir sur sa belle-famille et le passé.
Peu à peu, les non-dits se font étouffants, les alliances sont remises en question, et les vérités éclatent avec force.
Entre manipulations, retournements inattendus et une tension psychologique croissante, le roman explore jusqu’où une femme peut aller pour protéger sa famille… ou se venger.
Un page-turner addictif, où rien n’est ce qu’il semble, et où chaque personnage cache une part d’ombre.
Mon avis
J’ai absolument adoré cette lecture, mais vraiment !
L’écriture est agréable, élégante, fluide, presque trompeusement simple. Mais sous cette simplicité se cache une tension constante, une atmosphère presque “domestique-thriller” qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page.
Et surtout… je me suis profondément reconnue dans le personnage de Lara.
Cette femme qui sourit quand tout s’effondre, qui entretient l’illusion d’un bonheur parfait pendant que son mari se fait passer pour un homme irréprochable… Cette façade qu’on montre au monde, cette peur de déranger, cette habitude de se taire pour ne pas briser l’équilibre, je l’ai ressentie.
Ce roman m’a touchée parce qu’il parle de cela : de ces vies où l’on fait semblant, de ces femmes fortes qui s’oublient pour maintenir l’image du couple idéal.
J’ai aimé la justesse émotionnelle de l’écriture, la manière dont Kerry Fisher nous plonge dans la tête de ses héroïnes.
Maggie et Lara sont deux femmes différentes, mais elles se rejoignent dans leur désir d’être comprises, dans leurs doutes et dans leurs failles.
Le récit alterne entre leurs voix, offrant un rythme fluide et un suspense psychologique subtil, sans violence mais avec une tension constante.
Le dénouement est à la hauteur : tout s’éclaire, sans excès, avec une vérité simple mais bouleversante.
Ce qui fait la force du roman, c’est sa capacité à explorer les zones grises : personne n’est totalement “gentil” ou “méchant”. Les personnages ambivalents, les manipulations subtiles, les secrets révélés petit à petit.
Ce qui m’a le plus frappée, c’est la manière dont l’autrice explore la complexité des relations humaines : Lara n’est pas une héroïne classique, mais une femme brisée qui se reconstruit dans l’ombre, et Massimo n’est pas un simple « méchant », mais un homme égoïste et fragile à la fois.
J’ai aimé les voix alternées de Lara et Maggie ce qui permet de comprendre les motivations, les doutes et les blessures de chacune, la tension psychologique : les moments d’élévation où tout pourrait basculer sont bien dosés, les personnages secondaires, notamment Beryl, la mère de Maggie, qui apporte une touche de lumière et d’humanité dans un huis clos très émotionnel, les thèmes universels : le silence, le poids des secrets, la quête de vérité, la liberté qu’on s’interdit, la mise en scène réaliste : bien que le roman soit psychologique, il reste crédible et ancré dans le quotidien.
Un suspense implacable : Dès les premières pages, on est accroché. L’autrice dose les révélations avec maestria? J’ai adoré cette tension permanente qui fait qu’on ne peut pas lâcher le livre.
Attention : ce n’est pas une lecture légère. Certains passages sont durs et cyniques, mais c’est précisément ce qui rend l’histoire si captivante. Kerry Fisher a un talent pour décortiquer les mécanismes de la vengeance et montrer comment l’amour peut se transformer en haine.

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