De Maïa Hoti

EAN : 9782386273919
284 pages

(Service Presse Numérique)

Résumé

Dans « Passe, passe, passera », Maïa Hoti explore sans concession les ravages du syndrome de Noé, ce trouble qui pousse à accumuler compulsivement les animaux, jusqu’à se laisser submerger.

À travers l’histoire de Sophie et Quentin, le lecteur plonge dans un quotidien étouffant, où l’amour, la dépendance et la folie se mêlent, entre rancunes, souvenirs brisés et dérives inquiétantes.

On découvre la personnalité de Quentin, irrité par la passion de Sophie et les ragots du village, et celle de Sophie, qui semble naïve et submergée par son amour pour les animaux.

Une série d’incidents violents et de morts d’animaux vient perturber ce fragile équilibre, et la tension monte progressivement, révélant une relation de plus en plus toxique et malsaine.

Le récit, ponctué de citations de la Comtesse de Ségur, alterne entre tensions domestiques et vérités psychologiques glaçantes, tout en ancrant la fiction dans une atmosphère réaliste et oppressante.

Mon avis

J’ai adoré ce roman.

Il m’a surprise dès les premières pages, à la fois sombre, psychologique et captivant.

J’ignorais presque tout du syndrome de Noé, et Maïa Hoti en offre une mise en lumière troublante et saisissante, à travers le personnage de Sophie.

L’histoire, très bien construite, monte en intensité jusqu’à un plot twist que je n’avais pas vu venir.

On ressort de cette lecture avec un sentiment de malaise, mais aussi une fascination pour cette autrice capable de traiter des sujets durs avec autant de justesse et de réalisme.

J’ai été immédiatement accrochée par cette plongée dans une relation destructrice, où chaque personnage, à sa manière, étouffe sous le poids de ses démons.

Ce que j’ai aimé

La thématique originale et glaçante : le syndrome de Noé, rarement évoqué en fiction, est décrit avec une précision qui donne presque l’impression d’y être.

La plume de Maïa Hoti : directe, parfois brutale, mais terriblement efficace.

Les personnages travaillés dans leurs failles : Sophie, bouleversante malgré ses dérives, et Quentin, à la fois toxique et troublant.

Le plot twist final, inattendu, qui donne une autre dimension à toute l’histoire.

Le réalisme cru des descriptions : l’odeur, le chaos, la tension palpable entre les murs de cette maison-mausolée. On sent l’enfermement, la saleté, la folie qui s’installe. Un vrai coup de poing dans l’estomac.

Et enfin les thèmes abordés : la manipulation, la dépendance affective, la folie ordinaire… Le roman pose des questions terrifiantes : jusqu’où iriez-vous pour ne pas être seul ? Pour garder l’illusion d’être aimé ?

Un mot à partager ?

Bienvenue sur  » Parfum_de_lecture « , où chaque critique est une invitation au voyage. Découvrez des chroniques littéraires partagées avec passion et laissez-vous guider vers de nouvelles aventures.

Explorez, rêvez, lisez.

Je suis ravie de partager mon amour des livres avec vous.