Un bon livre a ce pouvoir unique de nous plonger dans un monde parallèle. À mesure que les pages se tournent, l’histoire nous happe, les personnages deviennent familiers, presque des compagnons de route, et la curiosité nous pousse à avancer toujours plus vite.

Mais voilà : plus l’histoire est belle, plus le dilemme grandit. On brûle d’envie de découvrir le dénouement, et en même temps, on redoute la dernière page. Comme si, en terminant le livre, on fermait aussi une porte sur un univers qui nous avait accueilli, comme si on abandonnait une famille ou des amis.

Ce paradoxe révèle l’essence même de la littérature. Les grands livres ne sont pas seulement des récits : ils deviennent des expériences de vie, des fragments de nous-mêmes. Ils créent ce mélange de hâte et de retenue, ce tiraillement doux-amer qui fait qu’une fois refermés, ils continuent de résonner en nous.

Peut-être est-ce cela, finalement, la signature d’un chef-d’œuvre : laisser en nous un vide délicieux, celui de l’absence d’un monde qu’on aurait voulu habiter plus longtemps.

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